Le consortium des mouvements citoyens et groupes de pression réunis au sein du Bloc Uni pour le Développement du Congo ”BUDC” exige au directeur provincial de la société nationale d’électricité SNEL, des explications claires sur la gestion de la taxe urbaine de 1% perçue régulièrement sur chaque facture d’électricité de ses abonnés au titre de l’éclairage public pour la population de la ville de Bukavu.
Dans un communiqué nous partagé, cette structure de pression dit ne pas comprendre comment les artères principales et secondaires de la ville de Bukavu peuvent demeurer longtemps plongées dans le noir, alors que la population s’acquitte régulièrement de la taxe destinée à l’installation et entretien de l’éclairage public.
Une situation qui selon BUDEC, favorise l’insécurité grandissante dans la ville de Bukavu.
” En effet, malgré ces prélèvements réguliers, la ville de Bukavu reste plongée dans l’obscurité une fois la nuit tombée, mettant en péril la sécurité des habitants et accentuant les risques d’accidents et d’insécurité ‘‘ regrette cette structure.
Pour BUDEC, il est du devoir de la SNEL, de rendre compte et surtout justifier clairement l’affection ou destination de l’argent perçu à travers cette taxe.
” les habitants ont légitimement le droit de savoir où vont leurs contributions et quelles sont les actions concrètes mises en place pour améliorer l’éclairage public. Le manque de transparence de la SNEL, soulève de nombreuses interrogations et alimente la suspicion de détournement de fonds.” indique Samuel Byamungo, militant du BUDEC.
Pour lui, la population doit avoir des explications claires sur la banque et numéro de compte où est logé l’argent perçu, ceux qui ont accès à ce compte aussi le montant déjà réceptionné par la mairie depuis l’avènement du système cash power dans la ville.
A travers ce même communiqué, BUDEC dénonce la stratégie utilisée par les responsables de la SNEL en province, visant à diviser les acteurs de la société civile pourtant déterminés à fouiller la vérité sur la gestion de cette taxe.
Pour lui, les tentatives de manipulation visant à le dérouter de leur lutte ne fera que renforcer la détermination à militer pour une gestion transparente et équitable des ressources.
”Le BUDEC accorde un délai de 5 jours au directeur régional pour fournir toutes les réponses à ces questions. Faute de quoi, nous passerons à des actions de grandes envergures conformément à la loi ”. précise-t-il.
Rédaction.