Le Centre International de l’Agriculture Tropical (CIAT) a sensibilisé lundi 4 août 2025 la population de Ciherano et Luchiga sur la lutte contre les violences basées sur le genre(VBG).
Une activité qui s’inscrit dans le cadre du projet Culture du Haricot et Empouvoirement des femmes(CHEFe/B4WE) exécuté dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo précisément en province du Nord Kivu, Sud Kivu et Tanganyika, avec l’appui du gouvernement canadien.
A travers cette séance de sensibilisation, des leaders communautaires, femmes, hommes et jeunes venus de différents coins de Ciherano ont été capacité sur les sortes et méfaits des violences basées sur le genre dans une société.

C’était à travers des pièces théâtrales jouées par les comédiens, aussi des exposés et partages guidés par des facilitateurs experts en la matière.
Ces derniers ont plus insisté sur l’autonomisation de la femme dans la chaîne de valeur du Haricot.
Dans son speech, la facilitatrice du jour, madame Sifa Runiga de l’Union pour l’Emancipation de la Femme Autochtone (UEFA) a démontré aux participants que le développement est impossible dans un ménage ou famille, où les VBG ont élu domicile. Pour elle, dans ces genres de familles, les VBG ouvrent la porte à la pauvreté.

”Dans nos foyers nous vivons ces violences sans le savoir. Comprenez que les violences sont des actes posés contre une personne dans le but de détruire ou même lui ôter la vie. Même le fait des pères de famille de s’imposer sur vos produits culturels, c’est aussi une forme de violence. Aussi Ça accentue la famine dans nos familles” a-t-elle insisté.
Matière intériorisée sans faille par les participants qui, à travers leurs témoignages, affirment avoir vécu la misère dans leurs foyers respectifs, seulement par ignorance de VBG.
”En réalité nous vivons cette souffrance dans nos familles, après chaque récolte d’haricots, sont nos maris qui s’imposent en décidant sur le partage des produits champêtres alors qu’ils ne se présentent même pas lors de la semence. Après la vente, nombreux se taillent la part de lion et cet argent est utilisé pour l’achat d’alcool et c’est une petite somme qui est affectée pour les projets familiaux . Je vous assure que Plus de 70% de femmes du milieu vivent cette situation.” a témoigné Nabintu, une femme cultivatrice du milieu.

Des papas et jeunes garçons présents à ces assises ont également été sensibilisés et appelés à travailler à côté de leurs femmes, afin de multiplier la production de haricots et combattre ainsi la famine dans la famille. Matières intériorisé sans faille.
Les participants à cette activité, ont félicité et remercié CIAT pour cette nouvelle approche introduite dans leur milieu et se sont engagés à assurer sans faille, sa vulgarisation pour qu’elle touche le maximum de la population.
A la fin de cette activité le représentant de CIAT, l’ingénieur Hosny Dunia Imani s’est félicité du bon déroulement de cette séance de sensibilisation.

Selon lui, ces assises vont réduire sensiblement les cas de VBG dans le groupement de Ciherano et ses environs.
Il dit être satisfait de voir la matière dispensée être assimilée rapidement par les participants, et encourage ces derniers à en assurer une large diffusion.
”Ici à Ciherano, nous avons regroupé les femmes et d’autres acteurs de notre partenaire FOPAC et Gap. Nous avons parlé de causes et même de pistes de solutions pour les BVG. Nous sommes très heureux de voir que les chefs et la population étaient mobilisés et satisfait de la matière apprise.” a indiqué Hosny Duniya.
À noter que cette séance de sensibilisation s’est tenue dans la concession de Arome située à Ciherano dans le territoire de Walungu.
Elle a regroupé des leaders communautaires, femmes cultivatrices, jeunes et filles venus du groupement de Ciherano et de Luchiga.
Rédaction.