Le secrétaire exécutif de la Ligue des Indignés pour la Citoyenneté Responsable (LICR), Byamungu zembezembe Jean-Pierre, dénonce la démarche de l’équipe intérimaire de la province du Sud-Kivu, qui dirige à distance depuis le Burundi, et abandonne ses responsabilités à Uvira, siège provisoire des institutions provinciales.
Selon lui, ce groupe joue un jeu “dangereux” en diffusant de fausses accusations contre la population locale, notamment en “inventant” des conflits communautaires “inexistants” à Uvira.
Alors que la ville fait face à l’avancée de l’AFC/M23, la population d’Uvira est aussi confrontée à cette réalité qui ternie son image et ses relations entre communautés locales.
Byamungu affirme qu’aucun Munyamulenge à Uvira n’est victime de chasse à l’homme. Celui-ci dénonce les politiciens en quête de positionnement, qui cherchent à jeter le discrédit sur la ville, ceci, pour en faire une affaire.
Cette réaction intervient, après la circulation virale d’une lettre du 6 septembre, attribuée au ministre provincial de l’Intérieur intérimaire du gouverneur de province, alertant sur des prétendues tensions, ciblant particulièrement les Banyamulenge. Ce document a provoqué une vive polémique dans la société locale.
La LICR regrette que les autorités provinciales se liguent contre Uvira, en fournissant de faux rapports, induisant en erreur le gouvernement central et perturbant la prise de décisions justes.
« S’ils ont besoin d’argent, ils peuvent le chercher autrement, mais pas au prix de semer des conflits tribaux à Uvira qui n’existent pas », conclut-il.
Le secrétaire exécutif de cette structure qualifie même ces résolutions de « mafieuses », ne méritant aucune considération.
Par la Rédaction