Tracasseries sur Lac Albert: la FECOPELA appelle aux VPM de la défense et anciens combattants à retirer les éléments de force navale de la réglementation de pêche


Les pêcheurs qui exercent leurs activités sur les eaux du lac Albert, plus précisément à Kasenyi, en territoire de Djugu sont confrontés à plusieurs cas de tracasseries.

C’est ce que confirme la Fédération des Pêcheurs du Lac Albert (FECOPELA) par le biais de son président Moïse Uwesi Welekano. Les éléments de la force navale « en mission de patrouille de combat », sont auteurs de ces tracasseries, à en croire cette organisation.

Dans une correspondance adressée au Vice-ministre de la défense et anciens combattants, Guy Kabombo, le 30 Janvier dernier, la FECOPELA en a profité pour exprimer son inquiétude concernant les tracasseries « excessives », auxquelles sont confrontés les pêcheurs, et les « abus graves qui se produisent » sur les eaux du Lac Albert dont ces éléments seraient responsables.

« Ces tracasseries sont caractérisés par : organisation des patrouilles parallèles de la réglementation de pêche avec des barques lourdement armées, au nom de patrouille de combat. Ceci, en se substituant aux services techniques de la réglementation de pêche, qui malheureusement se transforment au pillage excessif des poissons et extorsion des biens des pêcheurs sur le Lac Albert et son littoral. Il y a collectes illégale de fonds, payé par semaine, communément appelé de la semaine (de 40 à 50 $ par barque) pour autoriser l’utilisation des filets prohibés dont la destination reste inconnue » Peut-on lire dans ce document de cette fédération.

Ces pécheurs accusent également la force navale de saisir des matériels jugés illégaux, sans respecter la procédure établie par la hiérarchie. Ils disent qu’il y a vente (illicite) des produits saisis et les matériels des pêcheurs arrêtés, et leur « détournement » sans établir un P.V.

« Pendant que nos militaires pillent les poissons, saisissent les matériels des pêcheurs, contrôlent ceux qui n’ont pas payé l’argent communément appelé de la semaine sur le lac ; la Marine Ougandaise opère librement, sans restriction dans les eaux congolaises, protège les pêcheurs ougandais et arrête seulement les pêcheurs congolais et qui par la suite les ramène en Ouganda, jamais entendu parler de l’arrestation d’un seul suspect tant vanté par ces militaires faisant étant de l’infiltration des ennemis de la paix par le littoral du lac Albert , » Déplore cette structure dans leur document.

Dans ce document exploité par Kivuinfo.com, Moïse Uwesi Welekano sollicite au gouvernement Provincial et National le retrait de ces éléments de force navale, ou carrément leur changement dans la réglementation de pêche sur les eaux de ce lac.

Celui-ci suggère qu’une enquête soit ouverte « d’une manière crédible et transparente », pour mettre fin à l’impunité de ces militaires qui s’écartent de leurs missions « régaliennes ».

« Le Lac Albert ne sera pas qu’exploité par les hommes armés devenus intouchables et leurs complices » Déclare la FECOPELA dans sa lettre.

Rappelons qu’il est interdit aux éléments de force navale, comme d’autres éléments de l’armée et de la Police Nationale d’exercer un métier qui est incompatible à leur mission de surveiller l’étendue du territoire (protection des aux congolaises) et sécuriser la population avec ses biens.

Elias Lwayivweka, notre correspondant en Ituri


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