Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a lancé dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, des nouveaux projets de Santé dans quatre structures sanitaires de la place.
Les structures sanitaires concernées par ces nouveaux projets sont entre et autres : Le Centre de Santé de Bushushu, dans la zone de Santé de Kalehe ; le centre de santé et Centre Hospitalier de Nyabibwe, dans la zone de santé de Kalehe; et le Centre de Santé de Numbi, dans la zone de santé de Minova.
Un geste “solitaire” bien apprécié par les bénéficiaires de ces projets, dont les responsables des structures sanitaires et la population riveraine.
D’après Honoré Lemera, infirmier responsable du Centre de Santé Bushushu, la zone de santé avait besoin de l’aide après l’acte de vandalisme subi à après la guerre dans la région:
“Actuellement nous avons plusieurs difficultés, comme vous le savez, nous avons traversé une période de guerre et le Centre de Santé Bushushu a été la victime de la zone de santé, parce qu’il y a eu du pillage, les biens de la structure, des panons ont été emportés par des inciviques. Cela a plongé nos installations dans le chaos parce que la population n’accède plus aux soins médicaux” A-t-il expliqué.

Tout en soulignant les défis auxquels est confronté le Centre de Bushushu, celui-ci a signifié le cris d’alarme lancé à leurs partenaires, alertes bien reçue par le CICR qui est intervenue en urgence.
Ces projets d’urgence d’une durée de trois mois, va consister à la prise en charge “gratuite” des enfants de zéro à 15 ans. Cela, que ces derniers soient déplacés, retournés ou résidants de ces trois aires de santé citées, à savoir : Bushushu, Nyabibwe et Numbi.
Les victimes de violences sexuelles, les personnes blessées par arme, les femmes enceintes, les enfants non accompagnées et les personnes indigentes, seront également pris en charge gratuitement par ces projets.
Il sied de noter que plus de 70.000 habitants des aires de santé de Bushushu, Nyabibwe et Numbi, seront bénéficiaires de ces projets. L’objectif étant de renforcer les capacités de ces structures sanitaires à prendre en charge les patients, en cette période de conflit armé, à travers des donations de médicaments chaque mois, ainsi qu’un appui au fonctionnement et à la prise en charge du personnel.