La situation sécuritaire qui actuellement se fait sentir dans la partie Est de la République Démocratique du Congo a entraîné des retards critiques dans le calendrier agricole.
Les affrontements y enregistrés régulièrement entre les forces armées de la RDC appuyés par les Wazalendo et les forces de L’Alliance Fleuve Congo AFC/M23, occasionnent de déplacement massif de populations et perturbe ainsi les activités agricoles dans des milieux ruraux.
C’est le cas de la plaine de la Ruzizi, où pour pallier à ce défi , le programme Agenda de transformation Agricole de la République Démocratique du Congo (ATA-RDC) a lancé dans la plaine de la Ruzizi une intervention agricole d’envergure depuis avril 2025.
Une option pour renforcer la résilience alimentaire.

L’ATA indique que cette initiative, appuyée techniquement par l’Institut International d’Agriculture Tropical(IIITA) et l’Institut Africaine de leadership Agricole (ALLI),
vise à renfoncer la résilience alimentaire des communautés affectées.
” En réponse, L’ATA -RDC déploie une stratégie axée sur l’amélioration de la sécurité alimentaire à court terme par la promotion de cultures nutritives à croissance rapide, le renforcement de la résilience des communautés en favorisant la production alimentaire et l’accroissement des revenus dans les agglomérations sécurisées et la préparation de la relance agricole post-conflit pour jeter les bases d’une agriculture durable.” renseigne la communication de L’ATA -RDC.
Cette initiative va se concentrer sur la promotion de deux cultures clés. Premièrement la patate douce dont 170 000 mètres linéaires de boutures(variétés Elengi et Mugande) sont déjà distribuées à 320 ménages.

Avec ces boutures, d’ici juillet 2025, L’ATA attend de bénéficiaires de ce projet une production de 720 tonnes sur 20 hectares seront emblavés.
Le potentiel de revenu moyen est estimé à 1012,5$ par ménage précisent nos sources.
Aussi 450kg de semences d’amarante( variété Bangi) ont été fournis à 1200 ménages. Ceci pour renforcer les jardins potagers sur environ 300 hectares.

Cette culture à cycle rapide(un mois) devrait générer 15000 tonnes de légumes frais, avec un revenu potentiel de 750$ par ménage après autoconsommation.
Ces activités ciblent initiativement les sites de Kigongo, Kiliba, Runingu, Sange et Luberizi.
A noter que cet approche de L’ATA-RDC repose sur une collaboration étroite avec l’inspection territoriale d’agriculture et sécurité alimentaire (ITASA) d’Uvira et des associations paysannes telles que COLORIKA et CECOODECO.
Aussi des sessions de formation sont organisées pour sensibiliser aux techniques de résilience agricole, à la gestion des jardins potagers et à la production de compost, valorisant ainsi les ressources locales.
Ces séances de renforcement de capacité locale seront menées par les agronomes de l’IITA et de l’AALI.
Irenge Bagenda Ibag.