Le Rassemblement pour le Développement Intégral et Fédéral (RADIF) appelle à une mobilisation politique et citoyenne en faveur de la paix, de la cohésion nationale et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Réuni à Gombe, à Kinshasa, le 15 août 2026, son Comité national a dressé un constat préoccupant de la situation politique, sécuritaire, économique et sociale du pays.
Dans une déclaration politique publiée à l’issue de cette réunion, le parti estime que la dégradation du climat politique et la persistance des violences dans l’Est de la RDC constituent une menace pour l’unité et la cohésion nationales.
Sur le plan sécuritaire, le RADIF déplore la poursuite des affrontements et des pertes en vies humaines dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et du Maniema. Le parti exprime également son inquiétude face aux menaces qui, selon lui, pèsent sur certaines villes et localités stratégiques, notamment Baraka et Kalemie.
Le parti politique dénonce par ailleurs l’écart entre la multiplication des accords de paix et leur mise en œuvre sur le terrain. Pour le RADIF, les engagements diplomatiques ne pourront produire des résultats durables que s’ils sont effectivement appliqués, avec comme priorités la protection des populations, le respect de l’intégrité territoriale de la RDC et la cessation des hostilités.
Le RADIF plaide pour un dialogue inclusif
Face à cette situation, le RADIF préconise une approche fondée sur le dialogue et la participation de toutes les forces représentatives de la Nation. Il appelle les autorités congolaises à engager un dialogue véritablement inclusif avec les différentes parties concernées par la crise dans l’Est du pays.
Le parti demande également à la communauté internationale d’accentuer la pression diplomatique sur le Rwanda afin d’obtenir, selon sa déclaration, le retrait de ses forces du territoire congolais ainsi que la cessation de tout soutien militaire et logistique à l’AFC/M23.
Au-delà de la question sécuritaire, le RADIF se dit préoccupé par la situation humanitaire et socio-économique. Il évoque notamment les déplacements massifs de populations, les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’eau potable et à l’éducation, ainsi que l’insécurité alimentaire et les insuffisances des infrastructures routières et énergétiques.
Le parti estime que l’insécurité dans l’Est du pays a également lourdement affecté les activités économiques, notamment à travers les difficultés rencontrées par certaines banques, institutions de microfinance et coopératives, ainsi que les problèmes liés aux infrastructures aéroportuaires.
Une marche annoncée à Kinshasa
Dans le cadre de son engagement en faveur de la paix et de la réunification du pays, le RADIF annonce l’organisation prochaine d’une marche pacifique à Kinshasa. Selon le parti, cette manifestation aura pour point de chute l’ambassade des États-Unis, où un mémorandum sur la situation sécuritaire en RDC devrait être déposé.
Le RADIF entend notamment attirer l’attention de la communauté internationale sur la nécessité de contribuer davantage à la pacification du pays.
Le parti annonce également des consultations avec des formations politiques extraparlementaires, des associations et des organisations de jeunesse en vue de mettre en place une plateforme dénommée « Bloc pour la Réunification et la Cohésion Nationale » (BRCN).
Cette nouvelle plateforme devrait, selon le RADIF, mobiliser les forces politiques et sociales autour de la défense de l’unité et de l’intégrité territoriale de la RDC. Elle ambitionne également de promouvoir un dialogue inclusif sur les causes politiques des conflits récurrents dans le pays et de sensibiliser la population en RDC, dans la sous-région et en Afrique sur les enjeux liés à la paix.
Lutte contre la corruption
Sur le plan de la gouvernance, le RADIF appelle également les autorités congolaises à poursuivre la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics et toutes les pratiques qu’il considère comme des obstacles au développement national.
Le parti estime que la résolution de la crise congolaise doit donc s’appuyer à la fois sur des réponses sécuritaires, diplomatiques, politiques, économiques et sociales.
Rédaction