Des vives inquiétudes sont multiples après un accord initié par le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue ougandais Yoheri Museveni sur l’Extraction du pétrole dans la région Est de la RDC.
Face à cette situation, les Organisations de défenses de l’Environnement sont descendues dans la rue, pour manifester leur mécontentement ce mercredi 22 Janvier 2025 à Bunia, dans le chef-lieu de l’Ituri.
A peu près cinq (5) organisations de défense de l’Environnement exigent la non à l’ implication de la RDC dans « le projet destructeur » de l’ EACOP.
D’après des sources sur place, cette marche est partie du marché central de la ville, en passant par le rond-point SONAS (aux environs de 10 heures /heure locale). Celle-ci a eu comme point de chute le gouvernorat de la province de l’Ituri, où un mémorandum a été lu par Dieudonné Kasonia, secrétaire exécutif de CDC/RN, avant d’être remis au Gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant Général Johnny Luboya N’Kashama.
« Notre Terre Sans Pétrole Est une campagne lancée par plus de 135 organisations congolaises et internationales qui appelle à l’abandon définitif de tout projet futur visant à attribuer de nouveaux droits d’exploitation d’hydrocarbures, et à l’annulation des deux Contrats de Partage de Production relatifs aux blocs gaziers qui ont déjà été signés » A fait savoir le représentant des manifestants.
«Le président Félix Tshisekedi a promulgué le 30 décembre 2024 une loi controversée qui a permis la ratification d’un accord bilatéral datant de 1990 concernant l’exploitation des hydrocarbures des gisements transfrontaliers entre la RDC et l’Ouganda. L’accord signé le 23 juin 1990 et son avenant signé le 25 janvier 2008 était jusqu’alors tenu secret. Il constitue une menace directe pour le climat, l’environnement et les communautés locales, notamment celles vivant aux abords des lacs Albert et Édouard ainsi que pour les parcs des Virunga et du Queen Elizabeth. » A-t-il poursuivi.
À en croire les organisateurs de la marche, la campagne « notre terre sans pétrole » est un appel vibrant, pour protéger les terres et les écosystèmes précieux de la République démocratique du Congo, contre l’Exploitation pétrolière et Gazière.
En réponse à la mise aux enchères de Blocs pétroliers et gaziers dans des zones écologique, sensible, incluant des territoires de communauté locales, des peuples autochtones et d’ aire protégées , la société civile congolaise se mobilisent pour un abandon définitif de ces projets. Pour Dieudonné Kasonia, dans les années passées, le pétrole a constitué un conflit entre la RDC et l’Ouganda.
«Avec cette exploitation on risquerait de créé des conséquences climatiques graves, pas seulement au niveau de la RDC, il y a le Soudan qui dépend de fleuve Nil, l’Égypte n’en parlons pas. L’Ethiopie, la Somalie et tous les autres pays qui dépendent du fleuve Nil. Par exemple aussi sur l’impact sur l’économie congolaise, l’exploitation du pétrole, on risquerait de perdre les poissons dans les eaux du lac Albert et Édouard. Nous allons aussi perdre nos pâturages du côté Tchomia, Mahagi et Kasenyi» A renchéri Dieudonné Kasonia.
Signalons ici, que la campagne notre terre sans pétrole regroupe plusieurs organisations nationales et internationales. En province de l’Ituri, située au nord-est de la RDC, plus de 5 organisations dont FORED et CDC militent contre l’exploitation du pétrole pour persévérer l’Écosystème.
Elias Lwayivweka, notre correspondant à Bunia