Les léopards de la République Démocratique du Congo sont en bonne voie pour décrocher une place à la prochaine Coupe du Monde qui se jouera au Canada, aux Etats-Unis et en Mexique en juin 2026.
Cette campagne éliminatoire est entrée dans une phase décisive qui demande de l’implication et de la qualité pour atteindre cet objectif qui échappe aux léopards depuis leur dernière participation (en Allemagne, en 1974).
Cependant, la gestion de l’effectif par le manager français Sebastien Desabre commence à interroger plus d’un. Certains observateurs voient mal comment le français va s’en sortir avec la concurrence au sein de son groupe; et où il semble avoir des joueurs préférés dans ses choix.
Si celui-ci s’en sort bien dans la gestion des gardiens avec la hiérarchie qui est déjà imposée par les performances de Dimitry Bertaud (considéré déjà comme numéro 1), plusieurs autres postes posent problèmes au-fur-et-à mesure que la compétition avance.
Le cas Mbemba fait frustrer :

Dans la suite de son bras de fer avec Olympique Marseille, Chancel Mbemba n’a connu aucune minute cette saison en Ligue 1. Pourtant, ce dernier garde son poste en équipe national, comme premier choix dans l’axe. Une décision difficile à comprendre, quand on sait que dans ce secteur de jeu, des noms de grandes valeurs y sont cités. C’est le cas de Willy Kambwale, Styve Kapuadi, Rocky Bushiri, tout comme Dylan Batubinsika qui méritent largement une place dans la défense congolaise, pourtant le coach en décide autrement.
Au milieu de terrain, Desabre a décidé de s’accrocher sur son duo Moutoussamy-Pickel lors de ses deux matchs contre le Soudan du Sud (1-0) et la Mauritanie (2-0). Ceci, malgré la présence sur le banc de ses deux milieux prometteurs qui ont participé chacun à une compétition européenne cette saison étant des titulires.
Noah Sadiki a été la valeur sure de l’Union Saint-Giloise (D1 Belge), alors que Ngal’ayel Mukau a été le pilier sur le quel s’est appuyé Lille cette saison en Ligue des Champions, sorti à la 8e de finale avec un doublé du congolais contre Bologne (victoire à l’extérieur 1-2). Mais ces derniers relégués par des joueurs de seconde zone, Moutoussamy (D1 Turquie) et Charles Pickel (D2 Italie).
Si Noah Sadiki a bénéficié quelques minutes après cette trêve, Mukau lui est rentré sans jouer malgré sa belle campagne en Ligue des Champions de l’UEFA.
Même situation est observée dans la ligne offensive des léopards où 4 attaquants sont en concurrence (Samuel Essende, Simon Banza, Cédric Bakambu et Fiston Mayele).
Les choix de Desabre en passe de créer l’incendie ?

Pendant que l’arrivée de Sebastien Desabre est considérée jusque-là comme une réussite, ces choix de sa composition commencent à faire polémiques dans la sphère sportive congolaise.
La crainte de voir le vestiaire des léopards exploser n’est pas « évitable », vue la frustration que certains ont affiché à la fin de la trêve.
Déjà les signaux envoyés par Ngal’ayel Mukau ne sont pas rassurant. Lui qui faisait la convoitise des Diables Rouges de la Belgique et qui avait décidé de porter plutôt le maillot des léopards de la RDC.
Peut-il revenir sur sa décision et tourner le dos aux léopards ? Tant de questions se font posées pour l’un des meilleurs joueurs congolais en Europe cette saison.
Rappelons qu’à l’époque Florent Ibenge, des joueurs qui n’étaient pas d’accords de ses choix, avaient déjà mis une parenthèse à l’équipe nationale. C’est notamment le cas de Cédric Bakambu, Arthur Masuaku, et autres cadres qui étaient obligés de mettre la pression pour le départ du coach « Android ». La même situation peut-elle se répéter avec Desabre ? Rien ne le dit et rien est rassurant pour l’ancien coach du Stade Niortais.
Eric Shukrani