Ituri: étant contre l’état de siège, le député Gratien Iracan est accusé de “l’outrage” à l’armée


Suite à la crise sécuritaire persistante dans la province de l’Ituri qui est sous l’état de siège, Gratien Iracan, député national, élu de la ville de Bunia (chef lieu de ladite province), mène des démarches au niveau du gouvernement central, pour mettre l’état congolais devant ses responsabilités par rapport à ce qui se passe dans la province.

Dans une correspondance adressée au Président de la République Félix Tshisekedi, Gratien Iracan démontre “l’inefficacité” du gouverneur militaire, et commandant des opérations dans cette partie de l’Est de la RD Congo.

Une démarche qui n’a pas plu à l’armée dans cette partie du pays, celle-ci a, dans une communication faite ce vendredi 15 Août 2025 par le porte parole du secteur opérationnel et Conseiller du gouverneur militaire en charge de communication, qualifié son intervention de ” l’ outrage à l’armée”.

“Ces mots sont des propos outrageants envers les forces armées de la RDC, et son commandant suprême. Avec ces propos, l’honorable Gracien a également crashé sur la mémoire des tous les militaires de Forces Armés tombés sur le champs de bataille en ituri” A déclaré le lieutenant Jules Ngongo, dans un communiqué.

A travers cette correspondance, l’armée demande des poursuites judiciaires contre le député Gratien Iracan pour honorer la mémoire des soldats tombés en Ituri.

” les militaires qui ont été tués à Sabe, Nyamamba,Dala et aujourd’hui à Nizi, l’honorable Gracien n’a jamais condamné les tueries ni même rendre hommage à tous ces vaillants militaires qui tombent pour l’intérêt suprême des ituriens. Ce député n’a jamais condamné, et il vient avec des propos rebelles. Il doit être arrêté, poursuivi devant la justice” A conclu cet officier de l’armée congolaise.

Pour rappel, tout a commencé par la reprise des hostilités en territoire de Djugu, endepit du dialogue d’Aru 22 où l’armée est accusée de signer une coalition avec la milice CODECO, pour faire front contre CRP de Thomas Lubanga. Une situation qui s’est ajoutée à la souffrance de la population, obligée d’en payer le prix.

Par Justin Ndassi, notre correspondant en Ituri


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