L’usage d’engins explosifs a exposé la population dans des situations de risque dans des zones à conflit dans le Nord-Kivu, Est de la RDC. Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) dresse le bilan alarmant.
Selon Landmine Monitor dans son rapport de 2024, 87% des blessés sont victimes de mines et Restes Explosifs de Guerre (REG); parmi lesquels, 37% sont des enfants. Étant donné que ces derniers (enfants) sont moins conscients des risques et leur nature curieuse peut les mener à manipuler des engins explosifs lorsqu’ils jouent.
“Les violents combats affrontements qui ont eu lieu notamment entre fin décembre 2024 et début janvier 2025, ont été particulièrement violents. Parce qu’ils se sont produits dans un milieu urbain densément peuplé, les risques liés aux engins explosifs ont été exacerbés, entraînant une menace immédiate pour les enfants, jardiner, chercher à manger ou marcher sur une route non pavée engendrent désormais un niveau de risque potentiellement mortel”. Peut-on lire dans ce rapport.
Ainsi, pour prévenir ces accidents, l’équipe du CICR travaille pour identifier et marquer les zones contaminées. Cette organisation a également lancé, à la fin du mois de mars 2025, une campagne pour sensibiliser les leaders communautaires aux risques liés aux restes explosifs de guerre et les bons comportements à adopter.
Cette structure de la Croix rouge continue des sensibilisations des différentes parties en conflit, sur l’impact que leur choix, en matière de méthodes et moyens de guerre peuvent avoir sur les civils dans la région.
Le CICR mène également des sensibilisations de la population, sur des risques que celle-ci coure dans certaines zones, d’où il l’appelle à la prudence face à certains objets abandonnés.
Signalons que la guerre à l’Est de la RDC a fait plusieurs victimes parmi la population civile, mais aussi des blessés sur la population civile.