Ituri : « À travers toute la RDC, c’est ici que l’or est acheté à un prix élevé. Pourquoi continuez-vous la fraude ? » Kisembo Byakagaba face aux négociants


L’acheteur principal de l’or à travers la République démocratique du Congo, Kisembo Byakagaba Franck, a sensibilisé les négociants d’or de la province de l’Ituri sur l’importance et les avantages de vendre leur production à Bunia via les comptoirs agréés, notamment DRC Gold.

Cette sensibilisation est intervenue lors d’une réunion organisée ce mercredi 25 février 2026 par la division provinciale des Mines, en collaboration avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC), réunissant les négociants d’or de la province.

Prenant la parole, Kisembo Byakagaba Franck a souligné la volonté du gouvernement congolais de privilégier l’Ituri à travers une politique de prix incitative, supérieure à celle pratiquée dans plusieurs autres provinces du pays.

« J’ai été le premier à plaider pour l’augmentation du prix. J’ai échangé avec les autorités jusqu’à ce qu’elles acceptent. Le prix pratiqué ici à Bunia n’existe pas ailleurs au Congo. À la Tshopo, c’est peut-être moins dix, à Isiro moins sept, à Kindu c’est divisé par trois. À travers la RDC, le prix le plus élevé de DRC Gold est ici en Ituri. Nous avons augmenté le prix pour lutter contre la fraude et faire face à l’Ouganda et aux autres pays voisins, mais vous continuez toujours avec la fraude », a-t-il martelé d’un ton ferme.

L’acheteur principal a également insisté sur l’obligation d’effectuer les transactions en franc congolais. Selon lui, même dans les pays voisins où l’or est frauduleusement exporté, les échanges se font exclusivement en monnaie nationale.

« Vous refusez le franc congolais et cherchez toujours le dollar, pourtant en Ouganda, c’est le shilling qui circule sur le marché. Vous ne pouvez pas y arriver avec une autre monnaie. Ici aussi, l’or appartient à l’État, au gouvernement congolais. Et la monnaie de notre gouvernement, c’est le franc congolais. Désormais, les comptoirs recevront le franc congolais. Il y aura peut-être une part en dollars, mais le franc sera obligatoire. Si vous refusez, laissez le travail de l’or, car l’or, c’est pour l’État », a-t-il conclu.

Il sied de rappeler que cette rencontre a été organisée après le constat de fraudes minières massives vers les pays voisins. C’est dans ce cadre que la FEC, en collaboration avec la division provinciale des Mines, a convoqué ces assises pour remettre de l’ordre dans le secteur minier.

Après l’échange avec les négociants d’or le mercredi 25 février, les discussions se poursuivront ce jeudi 26 février 2026 avec les coopératives et les sociétés minières. Les conclusions de ces travaux seront transmises aux autorités provinciales.

Justin Ndassi


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