Accord de paix RDC-RWANDA : Mukwege parle d’un processus à l’avantage de l’agresseur.


Le prix Nobel de la paix 2014, docteur Denis Mukwege a réagi jeudi 18 juin 2025 sur la déclaration du 18 juin au sujet des pourparlers de paix entre la République Démocratique du Congo et la République du Rwanda, sous la médiation des États Unis et sous l’observation de l’État du Quatar. 

Alors que les parties prenantes annoncent la signature de l’accord de paix entre ces deux pays le 27 juin, Denis Mukwege émet toujours des doutes quant au contenu et résultats entendus de ces assises.

Dans sa correspondance, le prix Nobel de la paix 2014 réitère sa circonspection face à des efforts de la méditation qui selon lui éludent la reconnaissance de l’agression de la RDC par le Rwanda.

Pour lui, ce processus de paix est opaque, non inclusif et semble avantager le Rwanda, pays agresseur de la RDC.

” Un processus caractérisé par son caractère opaque et non inclusif, qui laisse à penser qu’il est à l’avantage de l’agresseur non sanctionné, qui verra ainsi ses crimes du passé et du présent blanchis en coopération économique.” indique-t-il.

Mukwege fait savoir que cet accord reviendrait à accorder une prime à l’agression, à légitimer le pillage des ressources naturelles congolaises et à contraindre la victime à aliéner son patrimoine national en sacrifiant la justice en vue de garantie une paix précaire et fragile.

Il indique que la paix ne se limite pas à faire taire les armes, à obtenir un armistice et à faire du business.

Pour prévenir la répétition des conflits et de violations graves des droits humains, Mukwege conseil aux parties prenantes à recourir à la justice transitionnelle.

”La justice la vérité et des réparations constituent des préconditions à la réconciliation et la cohabitation pacifique au sein des pays de grands Lacs africains.” fait il savoir.

Pour Mukwege aucun accord ne doit passer sous silence les massacres à Grande échelle qu’a subi la population civile congolaise, les viols commis sur des centaines de milliers de femmes et les déplacements forcés de millions de personnes.

Contrairement aux assises des États Unis, Mukwege voit le salut dans l’accord cadre de 2013 qui assurent la paix, sécurité et la coopération pour la RDC et la région.

Il plaide également pour l’organisation d’une conférence internationale de haut niveau avec la facilitation des institutions et des pays garants pour résoudre définitivement l’insécurité à l’Est de la RDC.

Rédaction.


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