Une nouvelle tension politique se profile au Sénat de la République démocratique du Congo à l’approche de la rentrée parlementaire prévue en mars 2026. Plusieurs sources concordantes indiquent qu’une motion de défiance aurait été initiée contre le deuxième vice-président de la chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo.
Selon ces informations, l’initiative serait portée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya. Elle intervient dans un contexte marqué par un débat de plus en plus vif autour de l’éventuelle révision de la Constitution.
D’après ces mêmes sources, cette démarche ferait suite aux déclarations publiques de Modeste Bahati Lukwebo dans lesquelles il s’était opposé à toute révision constitutionnelle. L’ancien président du Sénat avait notamment affirmé que « la RDC n’a pas un problème de textes, mais plutôt un problème d’hommes appelés à respecter les lois déjà existantes », une prise de position qui aurait suscité de fortes réactions dans certains milieux politiques.
La polémique autour de cette question continue d’agiter la majorité politique réunie au sein de l’Union Sacrée de la Nation. Dans les coulisses du Parlement, le climat serait devenu particulièrement tendu, alors que la question de la révision de la loi fondamentale divise plusieurs responsables politiques.
Des griefs supplémentaires seraient également évoqués par les initiateurs de la motion. Outre sa position sur la Constitution, certains reprocheraient au leader de l’AFDC-A une attitude jugée critique vis-à-vis de la ligne défendue par la majorité présidentielle et de certaines autorités de l’État.
Ibag Bagenda.