Le Cadre intercommunautaire des étudiants du Sud-Kivu est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « campagne de diabolisation » visant le professeur et sénateur Modeste Bahati Lukwebo, actuel deuxième vice-président du Sénat.

Dans une déclaration rendue publique, ces étudiants expriment leur « grande indignation » face à l’évolution récente de la situation politique en République démocratique du Congo, en particulier au sein de la chambre haute du Parlement.
Selon ce document, tout part de la conférence de presse tenue le 4 mars 2026 par Modeste Bahati Lukwebo. À cette occasion, celui-ci avait abordé plusieurs sujets sensibles, notamment « le faux dossier de l’acquisition de la Bralima Bukavu, le soutien à l’accord de Washington et le cessez-le-feu teinté du risque de balkanisation du pays ».
Depuis cette sortie médiatique, les étudiants affirment que le sénateur fait l’objet d’attaques répétées. « Tous les diables du monde se sont abattus sur son auguste personne allant même à le traiter de Rwandais », déplorent-ils, dénonçant des propos qu’ils jugent excessifs et dangereux.
Dans leur déclaration, les signataires s’insurgent également contre ce qu’ils considèrent comme une stigmatisation des leaders du Grand Kivu. « Nous dénonçons avec la dernière énergie cette chasse aux leaders du grand Kivu qui devient de plus en plus généralisée », écrivent-ils, tout en appelant à mettre fin aux discours de haine et aux règlements de comptes politiques.
Le Cadre intercommunautaire critique par ailleurs le comportement de certains acteurs politiques qu’il accuse de privilégier des intérêts personnels au détriment du bien commun. « Certains politiciens, élus et sénateurs supposés sages du pays, privilégient des règlements de comptes politiques, au détriment de l’intérêt supérieur de la Nation », regrettent les étudiants.
Ils estiment aussi que les propos du sénateur Bahati ont été « sortis de leur contexte » dans le but de le discréditer et de le mettre en opposition avec le chef de l’État. Une situation qu’ils jugent d’autant plus préoccupante que le pays fait face à une crise sécuritaire majeure dans sa partie orientale. « Alors que le pays fait face à un conflit armé certains politiciens ont choisi de s’adonner à la stigmatisation des vraies victimes de cette guerre en les transformant en bourreaux », dénoncent-ils.
Les étudiants rappellent également que Modeste Bahati Lukwebo figure parmi « les rares politiciens congolais qui investissent au pays » et soulignent qu’il a lui-même été victime des conflits à l’Est, ayant perdu « beaucoup de biens et même des proches ».
En outre, la déclaration évoque l’existence de manœuvres politiques visant à affaiblir son camp. Le cadre intercommunautaire dénonce « les réunions et messes noires dans certains services de sécurité » ainsi que des « montages de faux dossiers judiciaires et fiscaux » destinés, selon lui, à nuire au leader de l’AFDC.
Face à cette situation, les étudiants formulent plusieurs revendications, notamment « la cessation immédiate de tout acharnement politique » contre le sénateur, ainsi que l’implication personnelle du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de garantir le bon fonctionnement des institutions.
Enfin, ils appellent à la solidarité des populations du Sud-Kivu pour défendre leurs leaders et concluent en réaffirmant leur soutien au chef de l’État. « Le Cadre intercommunautaire des étudiants du Sud-Kivu réaffirme son soutien ferme au Chef de l’État…et appelle à un sursaut patriotique… afin de participer efficacement à la restauration de l’unité nationale et de la paix », conclut la déclaration.
Rédaction.