L’acteur politique Luc Malembe, vice-président national du parti A2RC, a tenu un meeting populaire ce vendredi 03 avril 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Cette rencontre a porté sur deux principaux points : la présentation de ce parti nouvellement créé et la consultation de la population iturienne sur le débat qui fait actuellement la une en RDC, à savoir le changement ou la révision de la Constitution.
Au cours de son intervention, Luc Malembe a annoncé l’accompagnement et le soutien de son parti au président Félix Tshisekedi dans ce débat constitutionnel.
« Nous, A2RC, voulons nous en tenir à l’avis de la population. Pour elle, il n’y a pas de problème à changer cette Constitution et à accorder un autre mandat au président Tshisekedi afin de lui permettre de poursuivre le travail qu’il a entamé. Nous nous alignons désormais derrière le changement de cette Constitution qui limite le mandat du président, alors qu’elle ne limite pas celui des autres : les députés, les sénateurs ou encore les dirigeants d’entreprises publiques peuvent se représenter plusieurs fois. Mais lorsqu’il s’agit du président, on parle d’un ou deux mandats seulement. Cette Constitution, nous allons la changer », a-t-il déclaré devant la foule.
Le vice-président national du parti a par ailleurs précisé que l’A2RC se veut un parti de masse, dont l’objectif est de partir des préoccupations de la population avant d’adopter une position.
« Je suis venu échanger avec la population de Bunia sur cette question brûlante autour de la Constitution. Nous sommes un parti de masse et avons estimé qu’il fallait nous référer à la population pour écouter son point de vue. Selon elle, il n’y a aucun problème à maintenir le président Tshisekedi au pouvoir, car il est en train d’améliorer leurs conditions de vie, de pacifier, de construire et de développer la province. Pour la population, un tel président ne devrait pas être remplacé. Dès lors, elle considère cette Constitution comme obsolète et estime qu’il faut s’en débarrasser », a-t-il martelé.
Signalons que, lors de ce meeting, plusieurs questions ont été posées par la population locale, notamment sur les avantages et les inconvénients d’un éventuel changement de la Constitution.
Justin Ndassi