Des députés nationaux du Nord-Kivu et de l’Ituri ont rencontré, ce lundi 26 octobre 2026, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, afin de plaider pour la requalification de l’état de siège dans ces deux provinces de l’est de la République démocratique du Congo.
Au cours de cette rencontre, les élus ont exprimé leurs préoccupations concernant l’efficacité de ce régime exceptionnel, estimant qu’il n’a pas permis d’atteindre les résultats escomptés en matière de sécurité.
Les parlementaires ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme des abus de pouvoir de la part de certains administrateurs de territoire et maires de villes. Selon eux, certains responsables administratifs se comporteraient comme des « petits dieux », utilisant les ordonnances présidentielles comme des instruments de pression contre les populations locales.
Les élus leur reprochent notamment d’être à l’origine de plusieurs conflits communautaires, dans le but présumé de se maintenir au pouvoir.
Des responsabilités civiles réclamées dans l’administration territoriale
Selon les députés, la requalification de l’état de siège devrait permettre de maintenir un gouverneur militaire à la tête de chaque province, avec des responsabilités liées notamment à la conduite des opérations militaires, tout en confiant les autres fonctions administratives à des autorités civiles, à commencer par le vice-gouverneur.
D’après la source de cette information, les parlementaires auraient également attribué la persistance de l’insécurité au fonctionnement actuel de l’état de siège. Ils estiment que certains militaires profiteraient de cette situation pour s’enrichir, au lieu de se concentrer pleinement sur la lutte contre les groupes armés.
Les députés réclament la confirmation de l’ordonnance présidentielle
Devant le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, les élus sont revenus sur la question de la requalification de l’état de siège par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Ils ont plaidé pour la confirmation d’une ordonnance présidentielle qui, selon les informations rapportées, prévoyait déjà la nomination de maires et d’administrateurs de territoire civils.
Pour ces parlementaires, la mise en application de cette mesure constituerait une étape importante vers une nouvelle organisation administrative des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri,selon eux l’Assemblée Provincial doit rentrée aussi en mouvement car le contrôle parlementaire constitue un avancement majeurs dans ces provinces confrontées depuis plusieurs années à une insécurité persistante.
Il convient toutefois de préciser que les accusations formulées contre certains responsables administratifs et militaires relèvent des déclarations attribuées aux députés.
Rédaction