Le torchon brûle entre l’acteur politique du territoire de Djugu, Bruno Akilisende, et le coordonnateur provincial de la Réserve d’Armée de la Défense (RAD), le colonel Emmanuel Libandi. Tout a commencé après le passage du coordonnateur provincial de la RAD dans la commune rurale de Mongwalu, où une série de séances de sensibilisation a été organisée dans une école primaire.
Bruno Akilisende avait été le premier à exprimer son indignation face à cette situation. Quelques jours plus tard, le coordonnateur provincial avait réagi en expliquant à l’acteur politique les avantages de cette sensibilisation. Mais loin d’être convaincu, Bruno Akilisende a tenu à donner un cours d’éducation civique au colonel Libandi.
Selon lui, il ne revient pas au colonel de dispenser des cours d’éducation civique aux élèves. Il estime que la sensibilisation est acceptable, mais qu’elle ne doit pas viser les enfants des écoles primaires.
« La sensibilisation, oui, mais pas chez les petits élèves de l’école primaire, car il n’y a aucun cours qui s’appelle patriotisme à l’école primaire, comme le dit le colonel Libandi. Par contre, l’éducation civique existe et ce n’est pas à lui de donner ce cours aux élèves. Il y a des enseignants pour cela.
Le patriotisme est automatique. On ne peut jamais apprendre à un Congolais à se reconnaître comme Congolais. S’il voulait sensibiliser les élèves, il devait simplement avancer des arguments et non pas s’agiter comme je l’ai constaté dans sa vidéo. Les critiques contre les gestionnaires sont légitimes et cela ne veut pas dire qu’on minimise leurs efforts. C’est une question d’arguments. Jésus-Christ lui-même a été critiqué, mais il n’en a pas fait un problème », a écrit l’acteur politique ce mercredi 6 mai 2026.
Rédaction