Le maire de la ville de Bukavu, Dr Nicolas Kyalangalilwa Mulondani, a pris une série de mesures visant à renforcer l’ordre public, la sécurité routière et la régulation de certaines activités économiques dans la ville. Ces décisions ont été rendues publiques à travers deux communiqués officiels signés le 7 avril 2026.
S’agissant du secteur des transports (taxis, minibus, tricycles et motos), l’autorité urbaine insiste sur le respect strict des règles visant à améliorer la sécurité routière et la transparence dans ce domaine. Désormais, chaque transporteur est tenu d’afficher clairement l’organisation à laquelle il est affilié ainsi que le numéro d’identification de son engin.
En outre, les conducteurs doivent obligatoirement afficher, de manière visible, les prix des trajets conformément à la tarification fixée par la mairie dans un précédent communiqué du 19 mars 2026. Cette mesure vise à lutter contre les pratiques abusives et à protéger les usagers.
La mairie exige également que tous les véhicules en circulation soient en bon état technique : freins fonctionnels, feux et klaxon en état de marche, moteur sans fuite ni fumée excessive, et aucune pièce essentielle manquante. Des contrôles inopinés seront effectués par la police, et tout contrevenant s’exposera à des sanctions conformément à la loi.
Parallèlement, le maire a également annoncé des mesures concernant les opérateurs de transfert de monnaies électroniques et de services de télécommunication (AATMES). Il a été décidé que les frais de retrait sont désormais fixés à 3,5 % du montant retiré.
Les agents non enregistrés disposent d’un délai de grâce de 15 jours, soit du 7 au 24 avril 2026, pour se faire enregistrer auprès de l’AATMES. Cette opération se déroule notamment en face de l’église 8e CEPAC CHAI, dans le bâtiment Ngengé Sport.
Par ailleurs, il est strictement interdit d’exercer ces activités le long de la chaussée sous des parapluies, une pratique jugée anarchique et dangereuse pour la circulation.
Enfin, la mairie rappelle que les billets de francs congolais usés ou légèrement déchirés restent valables en cours légal. Toute personne refusant ces billets s’expose à des sanctions sévères prévues par la législation en vigueur.
À travers ces différentes mesures, les autorités urbaines entendent assainir les secteurs du transport et des services financiers informels, tout en renforçant la discipline et la protection des citoyens dans la ville de Bukavu.
Rédaction