La problématique de l’insalubrité refait surface avec acuité à Bukavu, mettant les autorités urbaines face à leurs responsabilités. De retour de Goma, le maire de la ville, le docteur Nicolas Kyalangalilwa, a été confronté à une réalité peu reluisante : la persistance de nombreux dépôts d’ordures dans plusieurs quartiers.
Lors d’une ronde effectuée à travers la ville, l’autorité urbaine a constaté l’ampleur du problème, signe des limites du système actuel de gestion des déchets. Une situation qui alimente les inquiétudes des habitants, exposés aux risques sanitaires liés à l’insalubrité.
En réaction, le maire a convoqué ce dimanche 29 mars une réunion d’urgence avec les structures en charge de l’évacuation des immondices. Objectif : exiger des résultats immédiats. Nicolas Kyalangalilwa a insisté sur la nécessité de débarrasser sans délai tous les points noirs identifiés, rappelant que l’image de la ville et la santé publique sont en jeu.
Mais au-delà des services techniques, l’exécutif urbain pointe également la responsabilité des citoyens. Le maire a appelé les ménages à s’impliquer davantage en s’abonnant aux associations d’assainissement, tout en dénonçant les comportements inciviques qui aggravent la situation.
Dans cette dynamique, les cadres de base ont été mis à contribution pour intensifier la sensibilisation communautaire. Ils sont appelés à jouer un rôle clé dans le changement des mentalités et le respect des règles d’hygiène.
Présente à cette rencontre, le maire adjoint, Céline Nyota Luanja, a soutenu cette approche axée sur la responsabilisation collective, réaffirmant l’engagement de la mairie à inverser la tendance.
Une évaluation des engagements pris est annoncée dans les prochains jours. Un test décisif pour mesurer la capacité des autorités à transformer les promesses en actions concrètes, dans une ville où la question de l’assainissement reste un défi majeur.
Rédaction