Une centaine de femmes leaders ont été sensibilisées aux mécanismes de lutte contre les violences faites aux femmes, ainsi qu’à la violence conjugale et au droit à l’héritage, lors de deux activités organisées dans la ville de Bukavu et dans la cité de Miti, en territoire de Kabare.
La première séance s’est tenue le jeudi 12 mars à Bukavu. Une cinquantaine de femmes leaders, issues notamment des mutuelles de solidarité (MUSO) et des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC), ont pris part à un atelier consacré aux mécanismes de lutte contre les violences faites aux femmes.
Organisée par le Mouvement national des survivant.e.s de violences sexuelles et basées sur le genre liées aux conflits armés en RDC, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, cette activité visait à outiller les participantes sur les différentes formes de violences basées sur le genre observées dans les communautés, souvent banalisées au sein des foyers.
Avec l’appui d’experts de la Fondation Panzi et de l’Hôpital de Panzi, les échanges ont également porté sur les conséquences physiques, psychologiques et judiciaires des violences domestiques et conjugales, ainsi que sur les mécanismes de prévention et de dénonciation.
Une activité similaire s’est tenue le vendredi 13 mars dans la cité de Miti, en territoire de Kabare. Cinquante autres femmes leaders y ont été sensibilisées sur la violence conjugale et le droit à l’héritage.
Des représentantes des MUSO et des AVEC, venues notamment de Miti et de Kavumu, ont été outillées sur ces thématiques, souvent à l’origine de tensions et de conflits au sein des familles.
Dans le territoire de Kabare, les violences entre partenaires restent fréquentes mais sont rarement dénoncées. Par ailleurs, l’exclusion des femmes lors du partage des biens familiaux demeure un problème social persistant.
À l’issue des séances, les participantes ont été encouragées à relayer les connaissances acquises au sein de leurs communautés afin de contribuer à la prévention des violences basées sur le genre et à la promotion des droits des femmes.
Rédaction