Sud-Kivu : La Société civile condamne les bombardements contre les populations civiles au Nord et Sud-Kivu

Kivu Info

Le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu a exprimé sa profonde indignation face aux bombardements et frappes armées enregistrés ces derniers jours dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, visant des zones densément peuplées.

Dans une déclaration rendue publique à Bukavu le 12 mars 2026, cette structure citoyenne indique que ces attaques ont touché plusieurs localités, notamment la ville de Goma, Rubaya et Sake au Nord-Kivu, ainsi que Minembwe, Point Zéro et Mikenge au Sud-Kivu.

Selon la Société civile du Sud-Kivu, ces frappes ont causé des pertes en vies humaines, des blessés graves ainsi que d’importants traumatismes psychologiques au sein de la population. Elles ont également perturbé les activités économiques, agricoles et éducatives, provoqué le déplacement massif des populations et entraîné la destruction d’infrastructures publiques et privées.

La structure déplore également la mort de Madame Karine Buisset, humanitaire de l’UNICEF, tuée lors d’une frappe de drone à Goma alors qu’elle accomplissait une mission humanitaire.

Le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu condamne fermement ces attaques qu’il qualifie de violation grave du cessez-le-feu et du droit international humanitaire. Il rappelle notamment que les parties au conflit ont l’obligation de respecter le principe de distinction entre civils et combattants, le principe de proportionnalité dans les opérations militaires et l’obligation de protéger le personnel humanitaire.

La Société civile souligne par ailleurs qu’en vertu de l’article 8 du Statut de Rome, les attaques délibérées contre les populations civiles constituent des crimes de guerre.

Face à cette situation jugée alarmante, la Société civile du Sud-Kivu appelle les belligérants à cesser immédiatement les bombardements et toute attaque mettant en danger les civils, tout en respectant les accords de cessez-le-feu. Elle recommande également de faciliter l’accès de l’aide humanitaire aux populations affectées et d’engager un dialogue sincère afin de privilégier des solutions pacifiques au conflit.

La Société civile appelle également les facilitateurs à renforcer les initiatives de dialogue et de médiation en impliquant la société civile, les femmes, les jeunes et les leaders communautaires dans le processus de paix.

À la communauté internationale, elle demande de soutenir sincèrement les initiatives de paix et d’ouvrir une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités dans les bombardements et autres violations des droits humains.

Enfin, la population est appelée à signaler immédiatement toute présence d’objets suspects ou de munitions non explosées aux autorités compétentes et à se référer uniquement aux informations officielles afin d’éviter la propagation de rumeurs.

Le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu réaffirme sa détermination à défendre les droits et la dignité des populations civiles affectées par les conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Rédaction.


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