Si l’agroécologie est considérée comme un champ de pratiques et des recherches qui s’intéresse aux relations entre l’agriculture, l’écologie et la société pour atteindre un équilibre dynamique au sein de l’agroécosystème, alors la vie des autres êtres biologiques en dépende.
C’est en tout cas ce que pense Landry Ruboneka, Directeur Général de l’entreprise agricole « Graine Avenir du Monde » et fondateur de ladite entreprise.
Contacté par la rédaction de Kivuinfo.com, ce chercheur en agronomie plaide pour la conservation de la biodiversité menacée par l’homme.

« Lorsque l’homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d’eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson alors il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible » Comme l’a rappelé notre interlocuteur à travers sa page.
Celui-ci ajoute en disant que « l’agroécologie est une alternative ; c’est l’avenir d’une agriculture durable, résiliente et souveraine ».
Landry Ruboneka illustre ses explications par un adage amérindien, attribué à l’écrivain Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants »

Celui-ci veut donc signifier que l’agroécologie est aussi une façon de concevoir des systèmes de production, en s’appuyant sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. C’est-à-dire l’agroécologie démontre combien les systèmes sociaux et écologiques sont inséparables.
Rappelons ceci, pour qu’une plante croisse, elle a besoin d’autres éléments tels que l’eau, des plantes mortes et en vie (brise vent), animaux en décomposition, des insectes (fécondation, aération du sol, …).
Eric Shukrani