RDC : L’APNAC s’engage contre la corruption avec “Tofongola Miso”, un outil d’alerte de la Dignité Humaine ASBL en partenariat avec la GIZ/Lucoffi


Avec l’outil d’alerte “Tofongola Miso” mis sur pied par la Dignité Humaine asbl en partenariat avec la GIZ/Lutte Contre la Corruption et les flux financiers illicites (Lucoffi).

l’Assemblée nationale et le Sénat ont ainsi franchi un nouveau cap dans la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites.

Réunis lors d’un atelier de sensibilisation et de plaidoyer du 24 au 25 mars 2025, les parlementaires, accompagnés d’acteurs de la société civile, ont découvert et adopté l’outil d’alerte “Tofongola Miso”.

Cet outil vise à renforcer la transparence et à mieux traquer les détournements de fonds publics mais avec une nouveauté sur le partenariat public- privé (acteurs étatiques et nos étatiques).

Pendant ces deux jours d’échanges, les Députés et Sénateurs ont analysé les défis liés au blanchiment des capitaux, à la corruption et au financement illicite ainsi qu’à la prolifération des armes légères et des petits calibres.

La coordinatrice nationale de la Dignité Humaine Asbl, représentée par Mme Solange KAY MPALANGA, a insisté sur l’importance d’un engagement ferme des élus pour garantir le succès du programme, surtout en ce qui concerne le vote de la Loi sur la protection des lanceurs d’alerte.

Honorable Princesse Dominique Munongo, Rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale, a souligné la nécessité d’une implication accrue des parlementaires dans ce combat.

«  les statistiques sur la corruption en République Démocratique du Congo sont alarmantes. Chaque année, des milliards de dollars disparaissent dans des circuits opaques, privant ainsi le pays de ressources essentielles pour l’éducation, la santé et les infrastructures » souligne-t-elle

Face à cette situation, plusieurs recommandations ont émergé, notamment le renforcement de l’arsenal juridique et l’adoption de lois plus strictes contre le blanchiment d’argent.

La GIZ, partenaire clé du projet LUCOFFI (Lutte Contre la Corruption et les Flux Financiers Illicites), a exhorté les élus à proposer des lois efficaces pour sanctionner les délinquants financiers. Caroline Kakuta, intervenant au nom de la GIZ, a félicité “Dignité Humaine Asbl” pour son initiative et a rappelé l’urgence d’un cadre légal renforcé pour stopper définitivement ce fléau.

Depuis les États-Unis, Mme Élodie Ntamuzinda a suivi de près les travaux et a exprimé sa reconnaissance envers Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, ainsi qu’aux députés et sénateurs présents.

Elle a insisté sur la nécessité de voter une loi protégeant les lanceurs d’alerte, afin de sécuriser ceux qui dénoncent les actes de corruption.

Le comité technique, représenté par Dieudonné Mushagalusa, a salué l’initiative et a promis une implication totale de ses structures. Il a rappelé que, malgré les efforts déployés, la corruption continue de prospérer, causant des conséquences dramatiques pour la nation et ses citoyens. Il a appelé à une action concertée et immédiate.

L’atelier a été marqué par des interventions fortes.

L’outil “Tofongola Miso” qui au cœur des débats, a été présenté comme une solution innovante pour faciliter la détection et le signalement des actes de corruption. Grâce à cette plateforme, les citoyens pourront jouer un rôle actif dans la lutte contre l’impunité et les malversations financières.

Alors que la corruption représente un frein majeur au développement, cet atelier marque une étape décisive vers une gestion plus transparente des finances publiques. Les parlementaires, désormais sensibilisés et outillés, sont appelés à transformer ces engagements en actions législatives concrètes pour un avenir meilleur.

Pascal Mushiarhamina.


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *