Ça fait la une de la presse congolaise, Félix Antoine Tshisekedi président de la République Démocratique du Congo, séjourne à Luanda, capitale de l’ Angola, depuis ce mardi 11 mars, pour discuter avec son homologue João Lourenço sur la situation sécuritaire dans la partie Est du pays.
Alors que cette partie est caractérisée par l’avancée des forces de l’AFC/M23 dans la partie Est, conduites par Corneille Naanga, ancien président de la CENI (2018) et Coordonnateur de ce mouvement, l’aspect diplomatique semble rester la seule voie pour mettre fin à la crise.
La rencontre entre le président congolais et celui de l’Angola intervient à la veille d’un sommet virtuel de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) prévu pour le jeudi 13 mars, qui examinera, selon le communiqué de la SADEC, les derniers développements sur la sécurité en RDC.
« Le Sommet recevra des informations récentes sur l’évolution de la situation sécuritaire en RDC et examinera les recommandations issues de la réunion extraordinaire du Sommet de la Troïka de l’Organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité de la SADC, tenue le 6 mars 2025 » Peut-on lire dans ce communiqué.
Selon ce document consulté par votre rédaction (kivuinfo.com), cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts pour résoudre la crise entre la RDC et le Rwanda.
Le processus de paix de Luanda, mené sous les auspices de l’Union Africaine, n’a pas encore abouti ; mais, il a posé les bases pour une nouvelle approche intégrant les processus de Luanda et de Nairobi. Par ailleurs, ces efforts visent également à désescalader les tensions dans la région.
Vers une Paix Durable ?

En tout cas, la situation dans l’est de la RDC reste tendue, avec plusieurs groupes armés qui sont entrés dans la danse.
Le sommet de la SADC devrait apporter des clarifications sur les prochaines étapes pour stabiliser la région.
Signalons que les efforts diplomatiques se poursuivent, avec l’implication de plusieurs leaders régionaux, pour trouver une solution durable à cette crise. Pendant cette période de crise, les leaders du mouvement du M23 ont toujours réclamé un dialogue direct avec « le régime de Kinshasa », une chose que ce dernier a toujours refusé catégoriquement.
Elias Lwayivweka