Pour lutter contre des cas d’insécurité qui a élu domicile dans la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, la population recourt au phénomène « Justice populaire ».
Pour se faire, plusieurs cas de justice populaire ont été signalés, dans les trois communes de la ville depuis l’évasion signalée à la Prison Centrale avec chute de Bukavu, tombée dans les mains de l’AFC/M23.
Depuis deux semaines, la situation est préoccupante dans différents quartiers. Ici, des bandits (souvent armés) opérèrent dans chaque soirée, pillant, voler et créant la terreur dans le chef de la population.
Le cas le plus récent est celui de ce jeudi 6 mars dans la matinée, où deux présumés « voleurs » ont été arrêtés, puis brulés vifs par la population en colère.
D’après sources locales, le drame s’est déroulé au niveau de l’EDAP/ISP, précisément au Camp CT, en face Station (sur le tronçon ISP-Major Vangu). Ces présumés bandits seraient dans le groupe qui a opéré dans la nuit du mercredi 5 mars dans cette partie de la ville de Bukavu.
Une justice populaire en série :
Dans la commune de Kadutu, un autre cas de justice populaire a vu deux présumés bandits perdre la vie en se faisant bruler vifs au courant de cette même semaine.
Trois autres bandits appréhendés par la population, ont été tués de la même manière par ces habitants en colère. Le fait s’est passé au quartier Chai, dans la commune de Bagira dans la journée du mardi 4 Mars.
Ainsi, depuis le début de la crise à Bukavu, une dizaine des présumés bandits ont été brûlés vifs par la population ; une situation qui ne risque pas de s’arrêter car, le service de la police de l’AFC/M23 n’est pas encore opérationnel dans la ville.
La Rédaction