Plus de 5,2 Millions des consommateurs observent une variation (à la hausse) de 85% dans la structure des prix quottés au menu alimentaire de base dans les 12 marchés urbains et péri-urbains du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo.
C’est l’affirmation de Bonke Safari, un expert en Economie agricole du système urbain à RIKOLTO, et un chercheur en Agro-alimentaire qui s’est confié à Kivuinfo.com à ce sujet.
Pour ce chercheur scientifique, « la bascule » est de trop et « très » court-terme (une semaine, entre décembre 2024 et janvier 2025) pour que la population du Sud-Kivu en général, et de Bukavu en particulier observe cette rareté des produits alimentaire sur le marché.

« Ponctuée par l’incertitude du lendemain sur le marché agroalimentaire local, l’élasticité-prix demande en son taux croissant, laisse place aux projections de rareté dans le très court-terme des produits alimentaires de base constituant le Toplist du menu provincial. Nul n’ignore que, d’une estimation basse les 7/10 produits alimentaires sur le menu nutritionnel de la province, provient d’un système de production externe, et sans garantie d’une traçabilité sérieuse liée à notre identité alimentaire de standards et normes » A expliqué Bonke Safari.
Dans sa réflexion, notre interlocuteur renseigne que lorsqu’on jette un égard sur la fonction croissante de la démographie, la demande exponentielle des aliments « sains », augmentera d’ici 2030 de 45% (estimation basse), les potentiels et opportunités d’affaires agroalimentaires projetés sur l’échiquier local, national, régional et global.
« Le Sud-Kivu se positionnerait avantageux avec son potentiel agro écologique pour produire sa propre nourriture d’une façon irréprochable et durable, et dégage ses réserves stratégiques et commercialise le surplus. Il nous faut une politique d’Agrobusiness générationnelle cohérente au niveau local, et cela par une rupture totale avec la fantaisie politicienne dans les décisions et orientations du secteur agricole » Explique-t-il.

Pour résoudre le problème à moyen et long-terme, Bonnke Safari exige la prise en compte de quelques paramètres dans l’urgence, parmi lesquels :
- L’Adoption des politiques locales « cohérentes », garantissant un bon climat des affaires, postées dans une vision agricole de la province, loin des fantaisies politiciennes ;
- Promotion de la Production par objectif (e.g : en réponse à l’Agenda alimentaire locale) ;
- Amplification de l’éducation agricole, pour l’adoption accélérée des innovations approuvées dans les réseaux des producteurs ;
- La définition des ceintures vertes provinciales spécialisées pour la production (e.g : la Ceinture verte de la Ruzizi, de Mwenga, Fizi, Kalehe) ;
- Mise en place des zones Agro-industrielle spécifiques de stockages et des transformations (e.g : Kamanyola ; Mungombe…) ;
- Soutenir la connexion aux marchés financiers profitable, adaptés aux contextes locaux et, aux produits locaux ;
- Soutenir le parrainage des investisseurs locaux dans le secteur agro-alimentaire local, pour le design et implémentation des modelés d’affaires profitables ;
- Accélérer les investissements et initiatives productifs existant en province. Etc.
Ainsi, Bonnke Safari pense qu’il est temps que la raison parle et agisse sur un aspect d’Agro-business local, centré sur un système de pensée adaptée au contexte actuel du marché et du besoin local.
La Rédaction