Ituri: tracasseries aux femmes importatrices des Haricots, l’OCC et la DGRPI indexés!


Les femmes importatrices des Haricots de l’Ouganda vers la province de l’Ituri s’insurgent contre la multiplicité des taxes leurs imposées par des services de l’Etat, au Nord-est de la République démocratique du Congo.

Rencontrées quelques-unes au marché central de Bunia par KivuInfo.com ce Mardi 14 Janvier, ces femmes visiblement en colère, ne savent présentement à quelle saint se vouer.

Selon elles, les services qui les tracassent souvent sont notamment : l’Office Congolaise de Contrôle (OCC), la Direction Générale des Recettes de la Province de l’Ituri (DGRPI).

« Nous souffrons énormément. Nous n’arrivons pas à comprendre comment les tracasseries s’accentuent à la fois au niveau de la frontière ougandaise, et même ici dans la ville de Bunia. Nous sommes dans quel pays ? Comment on peut subvenir à nos besoins pendant que nous subissons des tracasseries pareilles ? » S’interroge une maman rencontrée en plein marché de la ville.

Selon les dires de ces commerçantes, ces tracasseries vont « du mal au pire », comparativement à l’année 2024. Malgré leur courage d’alimenter la ville avec ces produits vivrières ( Haricots), aucun bénéfice n’est plus à leur faveur vu ses difficultés amères.

Difficile à expliquer, cette femme est désespérée. À la douane (MAHAGI, ASENYI), tout comme dans la ville de Bunia, les mêmes magouilles sont déplorées!

« Nous déclarons souvent un sac d’haricots à Neuf mille francs (9 000FC). Imaginez tout un camion Actors si ça peut coûter combien au total. Chose étonnante, quand nous arrivons ici au marché, on nous oblige de payer plusieurs services de l’État. L’argent que nous payons ça commence de 50. 000 CDF, 80 USD en allant. Imaginez par tour» Regrette cet autre femme, celle-ci très fatiguée par ces tracasseries jugées « d’Illégales », ces commerçantes sollicitent l’implication des autorités étatiques de leur venir en Aide.

Dans le cas contraire, « ces femmes menacent d’abandonner ce travail d’importation des Haricots de l’Ouganda en RDC». À les à croire, les agents de ces services de l’État (OCC et DGRPI), lors de leur ronde dans les dépôts de stockage des Haricots ou à la frontière, ont l’habitude de leur imposer des taxes sans pour autant donner une quittance.

Où va cet argent ? Est-ce que vraiment ça continuent au développement de notre pays ? S’intègrent-t- elles ?

« En réalité cet argent c’est pour leurs intérêts égoïstes. Ils ne nous aident absolument pas, car nous tombons en faillite, à cause de ces genres de pratiques. En plus, notre gouvernement ne bénéficie de rien ! On ne nous donne même pas un papier qui prouve d’insuffisance qu’on a vraiment payé. C’est un manque à gagner et pour nous les commerçants, et pour l’État congolais » A déclaré une troisième source interrogée par Kivuinfo.com

Notons que suite aux multiples violences armées en Ituri, cette partie dépend (à près » de 80 %) des produits provenant de l’Étranger, surtout dans l’Ouganda voisin.

Elias Lwayivweka, notre correspondant à Bunia


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