Les quatre mois du gouverneur Jean-Jacques Purusi à la tête de la province n’ont pas échappé aux critiques de la Société Civile du Sud-Kivu.
Un point de presse a été organisé ce mardi 24 Décembre 2024 par le bureau de coordination de la Société Civile du Sud-Kivu (SOCIV/Sud-Kivu), sur les 100 jours du gouverneur à Nyamoma.
Pour la SOCIV, les problèmes politiques, sociaux et économiques de la province n’ont pas trouvé des « solutions durables ». Et cela, malgré les espoirs donnés par le gouverneur pour ses 100 premiers jours aux commandes de la province.
« Les 5 piliers de la bonne gouvernance promulgué par Purusi, ne sont pas suivi, à tel enseigne que certains sont même oubliés. Il s’agit par exemple du pilier de la relance du secteur productif » Regrette cette structure citoyenne.
Pour ladite structure, il n’y a que le projet BAB qui a été relancé dans la plaine de la Ruzizi, cela par initiatives du gouvernement central, appuyé par les partenaires internationaux. Celle-ci démontre que le secteur productif est au ralenti dans la province depuis plusieurs années.
« Plusieurs usines ne fonctionnent plus, telles que, la laiterie du Bushi, TOLINKI, la Cotonnerie du Congo, la Pharmakina qui est butée à plusieurs problèmes, la Sucrerie de Kiliba, ainsi que la Rizerie de Kiringye » Rappelle la Société Civile.
D’après la SOCIV, un programme « ambitieux » doit être mis en œuvre durant ce quinquennat du gouverneur Jean-Jacques Purusi. Et pour cela, elle pense qu’un appel aux investisseurs tant nationaux qu’étrangers est souhaité, pour l’intérêt général et au bénéfice de la population « qui consomme plus qu’elle ne produise » comme le veut Néné Bintu, présidente du bureau de coordination de la Société Civile au Sud-Kivu.
Les conditions de vie n’ont pas également été améliorées au cours de ses 100 premiers jours de Purusi, pense la Sociv.
Ainsi, la Société Civile pense que la gouvernance de la province doit mérite une attention particulière des institutions provinciales. Cela, pour éviter à la province de continuer à sombrer dans le chaos comme pour les cinq (5) ans passés.
La Rédaction