Les agents « discriminés » de la DMP réclament la réintégration dans leur lieu de travail, et le payement de leurs salaires.
C’est ce qui ressort de leur Assemblée Générale convoquée ce mercredi 11 Septembre dans la Salle La Mane, en commune d’Ibanda (à Bukavu).
Au cours de ces échanges, les manifestants se disent avoir été suspendus d’une manière illégale et sont privés de leurs salaires. Dans ces assises, les agents dits « discriminés » se sont décidés de mener la lutte, jusqu’à amener l’autorité provinciale sur la table, afin de décider de leur sort en face.
« Nous avons convoqué une assemblée générale pour nous agents discriminés parce que ça fait déjà plus de trois semaines que nous avons adressé une correspondance à l’autorité provinciale par rapport à notre cas. Nous avons procédé au contrôle physique mais jusqu’à maintenant (3 semaines après) il n’y a pas de solution par rapport à notre problème » S’est ainsi indigné Aristote Buherenje, l’un des agents discriminés du DPMR.
Ce dernier a présenté l’opportunité de s’assembler, comme la seule voie de s’organiser, pour aller voir le gouverneur de province, afin qu’il puisse les remettre dans leurs droits.
« A l’issue de cette assemblée, nous avons formulé deux recommandations : Premièrement, la réclamation de nos salaires, mais également nous réintégrer dans notre lieu de travail parce qu’on a été suspendu d’une manière illégale » A-t-il ajouté.
Celui-ci rappelle que l’autorité les avait demandés de patienter, mais selon lui, ils commencent à s’impatienter.
« Nous demandons à l’autorité « si possible », qu’il puisse nous recevoir, et pour qu’il nous dise qu’est-ce qu’il prévoit par rapport à notre cas » A conclut Aristote Buherenje, lors d’une interview accordée à la presse locale.
Rappelons que plus de six cent (600) agents « discriminés » de la DPMR se retrouvent au chômage, après leur suspension par le gouvernement provinciale. Ceci a été fait après les avoir associé aux agents fictifs, dans le souci d’alléger la masse salariale des agents de l’état au Sud-Kivu.
La Rédaction